Les émotions et l’hypersensibilité

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Bien le bonjour par ici !

 

Aujourd’hui, nous allons tenter d’aborder quelques questions parfois épineuses sur les conceptions émotionnelles et les différentes interprétations liées aux perceptions dues à l’hypersensibilité. Sous ces mots barbares se cachent en réalité des ressentis ayant beaucoup de mal à trouver place au sein du dictionnaire, aussi nous pourrons tenter par analogie d’imager le concept par moments pour mieux le visualiser.


Commençons par le commencement, qu’est-ce que l’hypersensibilité ?

On peut dire que c’est un trait de caractère inné (contrairement à une sensibilité développée), pouvant être autant de nature physiologique, biologique que psychologique, apportant généralement une réponse à un stimulus sensiblement différente de la moyenne générale (Ces réponses peuvent être identiques, en fonction des domaines de sensibilités [prenons par exemple la douleur pour le physiologique, le gout en biologique, et l’artistique pour le psychologique]). Il existe autant de cordes possibles que de domaines, ce qui laisse un spectre très large de sujets à fort potentiel vibratoire. Mais chaque individu est unique, et ce qui est intense pour un hypersensible ne l’est pas forcément pour un autre qui l’est tout autant. Une influence existe au niveau de l’éducation, du vécu, du parcours de vie de chacun, mais nous le verrons plus tard.

 

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Il faut bien tout ça pour vivre !

 

Alors quelle influence a l’hypersensibilité sur les émotions ?

Mettons en place une allégorie avec différents éléments naturels, entre le feu, l’eau, le vent et l’électricité.

Représentons l’esprit par une flamme, et le corps par un doux foyer de cheminée. A la naissance du foyer, la flamme n’existe pas. En fonction du type « carburant » combustible, certains sont plus propices que d’autres à s’embraser rapidement, certains ont des fragrances particulières, des résistances propres, ainsi que des couleurs de flammes différentes en fonction des éléments intérieurs. Toute cette diversité représentant le spectre humain dans sa globalité. (J’ai volontairement pas mis explicitement le bois pour laisser l’ouverture sur les liquides, les gaz, les métaux, enfin l’ensemble de la matière)

Après avoir insufflé la vie au foyer, l’étincelle fournissant l’énergie nécessaire pour allumer la flamme, et de fait maintenir cette combustion tout au long de l’existence, les événements extérieurs représentant le comburant nécessaire à l’entretien de cette dernière.

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C’était la petite minute physique-chimie explicative.

La vie étant ce qu’elle était, il existe souvent une pensée ou une tâche pour nous occuper l’esprit, et entretenir cette flamme. Parfois stimulante, elle peut aussi à terme se révéler usante si le rythme est trop ou trop peu important par rapport à la vitesse de croisière et à la consommation de la flamme. Trop peu de comburant, et la flamme vacille/diminue (comme une relation amicale qui s’éloigne), trop de comburant créant une énorme flamme demandant beaucoup d’énergie pour se maintenir à ce niveau (les derniers instants fatidiques avant de rendre un projet important).

Ces hauts et ces bas, dans les différents domaines, font que nous nous sentons chacun vivants. Mais, en quoi l’hypersensibilité joue dessus ?

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Beaucoup d’émotions rentrent avant d’être amplifiées et extériorisées puissamment.

 

L’hypersensibilité, c’est comme un catalyseur réactif puissant. Prenons quelques exemples :

  • Lorsqu’on explore un domaine qui nous plait ou une passion, c’est comme si une légère prise venait souffler sur notre flamme pour la faire grandir en douceur. L’hypersensibilité, c’est comme si vous y rajoutiez des fines particules d’alcool en suspension, l’embrasement est intensifié, devenant si puissant qu’il provoquerait des mouvements d’air prononcés allant jusqu’à la tornade de flammes.
  • Lors d’une déception personnelle au niveau sportif où nos objectifs ne sont pas atteints, nos espoirs sont douchés, nos braises affaiblies. L’hypersensibilité, c’est rajouter à cela une inondation, des pluies torrentielles, des glissements de terrain, des fondations à rebâtir, et une possible confiance à retrouver.
  • Lorsqu’on tombe amoureux pour certains, c’est le « coup de foudre », un éclair transperçant l’espace pour foudroyer le foyer et attiser la flamme. L’hypersensibilité, c’est que de nombreuses herbes sèches soient à proximité, que ça crépite dans tous les sens, que les sens soient subjugués et que l’attention se perde face à autant de stimulations des divers sens.

 

L’hypersensibilité, c’est l’exhausteur de gout de la cuisine. Aux moments les plus sombres des remises en questions, ce n’est pas qu’un domaine à reconstruire, c’est l’ensemble de son univers, le chamboulement peut-être immense et aussi destructeur (est-ce possible de retrouver l’Atlantide perdue ? Ne serait-ce qu’un mythe ?), mais la force et l’onde positive peut aussi être source de création et de bonheur (lorsque les passions sont enrichissantes, que la curiosité est en plein éveil, les découvertes nombreuses, …). C’est avoir le corps qui réagit à outrance sur la moindre remarque émotionnelle, les rougeurs qui arrivent rapidement, les paumes des mains qui chauffent ou deviennent moites, les larmes qui coulent sans les avoir senties venir, tous les éléments se déchaînant à l’intérieur.

 

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L’émotion, cristallisée en énergie à l’intérieur ne pouvant s’exprimer, bloquant les flux et les tissus.

Vu sous cet angle, c’est comme si l’hypersensibilité était un peu une bête sauvage difficile à appréhender, prenant souvent de court. Mais comme toute émotion, elle peut aussi être canalisée. La sérénité n’est pas exclusivement réservée aux personnes étant dénuées de sensibilité (même si sans états d’âme c’est beaucoup plus facile de ne rien avoir à se reprocher). Elle peut même devenir une force motrice exceptionnelle, pour pouvoir diriger l’influx apporter vers des valeurs qui nous émeuvent davantage encore. Imaginez vous, votre foyer sur un petit radeau, toutes voiles tendues, gonflées par la chaleur de votre flamme et par le vent qui souffle en plein dessus, se diriger dans la direction du vent et des courants, être simplement transporté, en ne faisant qu’écouter ce que vous ressentez.

 

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Vous êtes le seul à pouvoir diriger votre embarcation au gré des pages de votre vie.

Au niveau de la société, le formatage est tel que l’excès émotionnel peut être mal perçu ou même totalement incompris. La prévalence de la démonstration de l’hypersensibilité est d’autant plus dramatique que brimer l’expression de ces sentiments revient à s’infliger une double peine, émotionnellement de n’avoir pas pu s’exprimer, et dans la communication de n’avoir pas réussi à transmettre le véritable message qui nous anime. C’est comme si on faisait couler de l’eau dans un vase à chaque fois, au bout d’un moment ça déborde et on ne contrôle plus le débit (ou pour la colère, le volcan qui fulmine puis finit par exploser violemment).

Le côté anxiogène de la société couplé à la génération de l’instantanéité n’étant pas la plus propice pour réussir à trouver des moments de quiétude et d’apaisement pour canaliser son flot émotionnel, le côté éponge émotive de l’hypersensible est souvent mis à contribution, et rares sont ses moments de répit. Plus encore lorsqu’il y a toujours un événement à suivre, une réponse à apporter, être attendu quelque part…

L’apprentissage de la sérénité pour l’hypersensible s’apparente à la quête du lâcher prise, de réussir à dire non, de réussir à accueillir ses émotions à bras ouverts et à les partager, de savoir se mettre en avant et se valoriser à se dire que son format de pensée n’est pas défaillant mais qu’au contraire c’est une grande force intérieure. La quête est épique, semée d’embûches, de chutes, mais néanmoins, gardons foi, et croyons au fait qu’elle soit réalisable 🙂

Et vous, quel est votre rapport aux émotions ? Vous sentez-vous hypersensibles ?

Prenez soin de vous.

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Pour le commencement, TFGA#24 aka La Fin

Nous y voilà donc. Suite à une dizaine de jours entre incertitude, croyance, rêve, démesure et perplexité, oui, l’officialisation officielle de l’achèvement de la saga TFGA sera active dès à présent. Une page nostalgique se tourne même si j’ai appris à prendre ce plaisir qu’après avoir pris le train en route. Alors rendons à César ce qui appartient à César, et venons une dernière fois laisser sa patte là où tout a commencé, sans aucune autre forme de casse que la solitude de la police de base des commentaires.

 

Alors oui, je ne parlerais pas de jeu vidéo non plus sur cette suite de message, mais j’extirperais des citations musicales de leur torpeur pour qu’elles viennent mettre en exergue des points importants de ce qui a été créé, de ce qui est, et plus si affinités…

 

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« Aller viens, c’est bientôt la fin, de ce monde qui n’entend rien, aller viens sonner le tocsin, fais valser leurs vieux discours, viens danser c’est notre tour. » (Ah, ces doux airs d’opéra !)

 

Premier point soulevé, celui de la tribune libre, l’endroit où le peuple se meut, s’émeut et se révèle, celui du don de la plume, de l’entretien de l’âme littéraire, et de l’exploration des émotions et des ressentis personnels. Le tout au sein d’une communauté fidèle, grandissante, voire fanatique pour certains (les sbires vous saluent bien bas). La création a transcendé les êtres pour les faire s’unir et converger vers un même but. Mais sans directives, les âmes des brebis ne s’égareront-elles pas ?

 

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“This is the end, hold your breath and count to ten, feel the earth move and then, hear my heart burst again. (…)

You may have my number, you can take my name, but you’ll never have my heart !” (Merci Adèle !)

 

Oui nous avons bien dit ressentis personnels. Car par delà les expériences vidéoludiques intenses que nous vivons, se les remémorer nous renvoie vers les sentiers de la nostalgie, du rêve, nous en extirpons les souvenirs, c’est une passion qui nous anime, qui nous fait vibrer. Et la lier à l’écriture, ce sont autant de madeleines de Proust, chaque nouvel angle d’attaque est comme une nouvelle bouchée gourmande de ce met délicieux. En son for intérieur, la Force est intacte, et le potentiel est toujours présent.

 

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“Show no fear, for she may fade away, in your hand, the birth of a new day.

Rhymes that keep their secrets will unfold behind the clouds, and there upon a rainbow is the answer to a never ending story.” (What a movie !)

 

Car oui, peut-être qu’un chapitre s’achève, que l’histoire du TFGA se termine alors qu’elle était à son apogée, mais nous garderons en mémoire une contribution qui surfait sur sa bonne vague, avec toute sa bienveillance. L’effet papillon était grand, sur différents supports, aussi bien littéraire que vidéo, et même en dessin ! (Merci Tiloa pour ces œuvres !) Un chapitre se clôt, mais à côté de ça, la passion demeure, et de nouvelles pages continueront de s’écrire au gré des vents ! (La NX fera-t-elle oublier l’échec commercial de la Wii U ? L’arrivée des upgrades de console de salon sera-t-elle préjudiciable à la consommation, comme peut l’être Apple avec ses téléphones ? Sonic sonic sonic, sonic SONIC ?) Mais surtout, une communauté s’est soudée, et même par petits groupuscules d’affinités, reste très ouverte à la création. Et oui, je radote, je me fais vieux, faut pas m’en vouloir.

 

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« Je vais fêter ce renouveau dans la magie d’une histoire ! Je vais fêter ce renouveau qui me donne tellement d’espoir !

Je sais que ce n’est pas raisonnable de rêver de romance mais je vais fêter ce renouveau, je tenterais ma chance ! » (La sagesse d’Anna)

 

 

Et finalement, cet article sert au lancement de mon blog ! Il faut avouer que c’est cocasse pour l’occasion, démarrer un blog sur un article sur la fin, mais c’est aussi entrevoir la perspective et la direction que je souhaiterais donner à cet article. Chaque fin n’est pas vide, mais le terreau fertile des prémices d’un renouveau et d’une nouvelle ère. Il est certain qu’Alex nous réservera de nombreuses surprises encore concernant son blog, de multiples évolutions, de nouveaux streams de qualitay, des services volées garanties 100% gagnantes, des karaokés géants participatifs, de nombreux hauts fails, et accessoirement si son sbire le plus fidèle est assez sage, un concours pour ce dernier uniquement !

 

Donc au delà de nos différences, merci Alex, pour avoir permis cette émulation. Et dès que le vent te portera de nouveau, sois sûr que nous ne serons pas loin pour te soutenir encore davantage. Nous sommes comme dans les fondations (ou plutôt dans ta cave, au fond, on va prendre la poussière, si tu tentes pas de nous emmurer et décrépir xD)

Vous pouvez retrouver son article, ainsi que les liens vers l’ensemble des contributions sur son blog

 

Et pour finir, une chanson entière, parce que l’allégorie est tellement représentative dans son ensemble ici : Always look on the Bright Side (Oui, c’est la musique de fin de « La Vie de Bryan », spéciale dédicace dans les paroles ^^) Et oui, toutes les paroles de cette chanson sont importantes, surtout pour toi Hibou !

 

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L’ensemble de la #TeamTFGA, suite à l’annonce de l’arrêt de ce dernier !